08 février 2010
Petit post culturel........
Rien que le titre m'amuse !!!!!
Et bien oui à l'occasion du re-visionnage de ma pièce préférée hier soir j'avais envie de faire un post culturel, oh pas pour étaler quoi que ce soit (la culture moins on en a plus on l'étale) mais pour parler de mes gôuts et surtout de ce qui m'insupporte dans le déballage culturel que font certaines personnes.
Je suis souvent en conflit avec mon frère très "urbain" sur ce que moi je prends pour une volonté délibérée d'élitisme, de culture parallèle surtout loin de tout ce qui est "populaire" à ses yeux.
Je n'aime pas être enfermée dans un courant de pensée, dans une mode ou dans ce qu'il est de "bon ton" d'aimer ou de dénigrer.Les pseudos "intellos de gauche parisiens" me font profondément chier................Comme si les goûts et la culture devaient suivre un schéma tout tracé par ces gens qui pensent pour nous.
Un homme politique célébre disait que de nos jours les médias faisaient et défaisaient la politique ou la culture.
Alors je reste ce que j'ai toujours été : un esprit libre, libre d'aimer tous les genres et tous les styles en me foutant de ce qu'il est de bon ton d'aimer !!!
Je parlais de cette pièce redifusée hier soir et que j'ai enregistré pour la revoir encore et encore qui est ART de Yasmina Reza avec le regretté Pierre Vaneck, Pierre ARditi et Fabrice Lucchini, pièce qui à mes yeux est un véritable chef d'oeuvre !!! J'aime le théâtre mais je n'aime pas le classique, je n'aime pas Hamlet ou RAcine, je supporte à présent difficilement Molière aussi et j'ai un peu de mal avec le boulevard qui me fatigue très vite.
-je pense en écrivant au film "Le gôut des autres" et à l'arrogance et la supériorité affichée de cette actrice de théâtre classique par rapport à tout ce qui est étranger à son monde, monde que j'exècre d'ailleurs comme tout ce qui se veut élitiste-
Encore une fois j'aime ce qui me touche, qui m'amuse, qui me surprend aussi, ancien ou contemporain je suis preneuse . Je regarde beaucoup le théâtre sur des chaines comme France4 ou Paris PRemière et j'ai souvent de bonnes surprises. Comme je ne peux pas facilement sortir (vous savez pourquoi) je suis l'actualité théâtrale avec passion ainsi que l'actualité cinématographique d'ailleurs.
Pour le cinéma c'est exactement la même chose, à part des genres que je n'aime pas (question de goût) comme la sciences ficton ou les films d'action (films que j'appelle les films de petits garçons) comme Rocky ou Rambo (que je n'ai jamais vu de ma vie) je peux aimer toutes sortes de choses et je m'amuse souvent d'écouter les critiques démontés un film alors qu'il fait un tabac au box office !!! Parce que je peux passer de "Bienvenue chez les chtis" à du cinéma indépendant ou à un vieux GAry Grant !!! Je ne veux pas que l'on m'enferme dans un genre intellectuel ou bien pensant. Il est vrai que j'aime les grandes épopées, les grands rôles féminins mais aussi les petits films passés parfois inaperçus.
J'ai regardé cette semaine deux films annoncés comme des chefs d'oeuvres par la profession et les critiques : "un conte de Noël" d'Arnaud Desplechin que j'ai très moyennement aimé et "Non, ma fille tu n'iras pas dansé" que je n'ai pas du tout aimé. ET si mes goûts vont du film "Les chansons d'amour" de Christophe Honoré à des grands succès populaires comme "Out of Africa",ou dans un autre genre "Dialogue avec mon jardinier" je ne veux pas me laissé enfermer dans quoique ce soit.
Alors oui même si j'ai été une grande grande cinéphile qui séchait les cours de gym tous les lundis, qui se passait de manger pour se payer le ciné, si j'ai collectionné les k7 vidéos jusqu'à en avoir des centaines, si j'ai été pour beaucoup de mes amis une référence en matière de cinéma (je suis un peu dépassée aujourd'hui) je regarde et j'aime aussi la téléréalité, je suis assidument la star ac ou la ferme célébrités aussi bien que des films passant sur Arte en zappant toutes les séries américaines (à part mon cher Dr House)que je ne juge pas mais simplement ne suis pas par choix. Et tout ceci en n'oubliant pas mon heure voire mes deux heures de lectures quotidienne ou là aussi je lis tout et n'importe quoi en me foutant un peu des prix et des récompenses mais en achetant de vieux bouquins d'occase dont l'histoire et le style me plaisent.
Je ne sais pas si ce post est clair ou confus pourtant j'essayais juste de défendre mon amour pour la liberté d'esprit, de pensée et à quel point je me sens et me veux loin de ces intellos parisiens qui se font une volonté de se différencier du "bas peuple" en leur inculquant ce qu'il faut penser, ce qu'il faut voter et ce qu'il faut aimer !!!! Moi ce que j'aime il est vrai c'est la langue française, le parler "racaille" m'insupporte, j'aime que l'on me distrait mais aussi que l'on me fasse réfléchir, j'aime autant le cinéma de Jaoui-Bacri que les films de Pollack ou les acteurs comme Darroussin ou les grandes stars du moment comme Jude Law (petit clin d'oeil pour Dgirl), bref mes gouts sont éclectiques mais j'ai sans doute mes intolérances et mes racismes aussi !!
05 février 2010
Le calme après la tempête
La tempête est passée.
De ses immenses vagues elle a tout remué, agité le fond qui sommeillait.
Elle m'a laissé épuisée, vidée, fatiguée.
Il reste à présent à ramasser les débris laissés sur la grève, à faire le tri et à voir ce qui peut sortir de bon d'un tel raz de marée.
Merci en tout cas de vos mots ici ou ailleurs, ne vous inquiétez pas tout est calme à présent.
04 février 2010
Blessures d'enfance
La journée d'hier a été une douce trêve où j'ai profité du soleil qui baignait la maison en astiquant.
Pas d'angoisse, pas de réminiscence de la journée de la veille et pourtant...........pourtant j'ai eu le besoin de couper msn, Facebook et de ne pas téléphoner à personne. Repliée sur moi même, en mode "mais si tout va bien"..............en écoutant mon cher Yves Duteil toute la journée pour qui je l'avoue je nourris une véritable passion. Il sait dire tout ce que moi je n'arrive pas à exprimer. Mais mon amour pour lui est une autre histoire.
J'ai pourtant été obligé de répondre à une amie qui m'appelait et à la question fatidique : "et toi comment tu vas", j'ai paniqué bêtement. J'ai bafouillé, ne sachant pas quoi répondre, ne pouvant rien répondre.
Mais depuis hier soir je me sens mal, très mal.
Une angoisse sourde venue du fond de mon enfance, une peur immense m'a envahit.
Tout ce qui n'a pas pu être dit, tout ce qui a été tu, tout ce mal être d'une petite fille de 5 ans ressurgit en moi. Oh, ce n'est pas la première fois pourtant j'ai horreur de ça, l'impression de pleurer sur moi même, de m'apesantir sur mes petits problèmes, de rejouer les misérables alors que fichtre mon enfance n'a pas été si terrible que ça !!! La peur aussi que tout ce mal être fasse ressurgir la dépression qui mavait envahi il y a 6 ou 7 ans.
Accepter d'être mal, c'est ce que je dirais à une amie si c'était d'elle dont il s'agissait.
Des réflexions récurentes de mes parents aussi reviennent à ma mémoire : "allez te voilà encore en train de remuer ton enfance, mais enfin plus on remue la merde, plus ça pue" ou encore "mais qu'est-ce que tu as encore ?? Tu vis toujours dans le drame, la vie c'est pas du théatre, commédienne va"..........
Alors il a fallu se taire et faire semblant que j'étais la petite fille sans histoire qui ne les dérangeraient pas trop.
Pourtant j'ai été une enfant qui pleurait pas mal, qui faisait pas mal de crises il me semble.
Besoin de leur dire que j'allais mal, qu'il fallait en tenir compte, qu'il fallait s'occuper de moi.
Et si j'avais fait des crises pour des broutilles sans jamais exprimer ce qui n'allait vraiment pas ??
Leur dire que j'allais mal, que j'avais peur de ces chambres immenses où l'on me mettait à dormir, si loin des parents, si seule, si peur..........
Et puis ce petit frère qui meurt ce con sans prévenir, stupide accident de voiture.
Ce petit frère tant chéri par maman, ce clone d'elle même moi qui n'étais que le pâle reflet de mon père.
Leur deuil, leur douleur, leur chagrin immense et moi à côté petite fille de 5 ans. Ne pas pleurer, ne pas faire de bruit. "Tu es grande maintenant, ils n'ont plus que toi, tu dois t'occuper d'eux".....................Bande de connards !!!! Et mon chagrin à moi, et ma peur, qu'en ai-je fait ???
Mon enfance a cessé à 5 ans.
Il y a pourtant des mois d'amnésie entre la mort de mon frère et la naissance du suivant, un an.
Je sais désormais qu'après mon retour durant laquelle mon frère est mort, mes parents pensant bien faire m'ont remis dans cette chambre au sous-sol. Je n'ai pas de souvenirs, bloqués, cadenassés.........
Est-ce là le noeud du problème, est-ce là la clé de ma phobie ?
Inventer ce moyen là pour ne plus être seule, pour ne plus qu'on me laisse face à ma terreur ???
Ce matin je suis terrifiée, paniquée, j'ai peur, je me sens mal, si mal.....................
Duteil Blessures d'enfance
envoyé par agor. - Regardez d'autres vidéos de musique.
03 février 2010
Onvrir les vannes

"L'eau verte du canal du midi........"
Ce fut une séance psy difficile, longue aussi, le double du temps prévu.
Beaucoup de sujets douloureux ont été abordés et une phrase a été prononcée par ma thérapeute vers la fin de la consultation.
Une phrase, une petite phrase qui a ouvert les vannes.
Je me suis retrouvée sur le trottoir devant chez elle en pleurs, j'étais accompagnée de mon mari heureusement car les vannes sont restées ouvertes longtemps.
Des heures à pleurer, une journée entière à essayer de s'en remettre.
Elle a touché un point sensible, un point pourtant déjà touché par les précédents thérapeutes.
Il faut que cette fois ci ce soit différent, il faut que cette porte ouverte le reste, que les choses soient résolues, que je trouve le pont qui relie ce moment d'enfance à ma phobie.
Car je suis convaincue d'avoir trouvé là quelque chose d'important, quelque chose de capital.
Les rapports avec cette thérapeute sont différents d'avec ses prédécesseurs. Elle n'est pas psy de métier, elle est thérapeute avec sa propre méthode.
Et puis surtout elle connait cette phobie, elle est restée cloitrée chez elle près de 25 ans.
Quand elle me dit : "je comprends", je sais qu'elle comprend vraiment.
Mais elle est aussi pugnace, passionnée, souvent trop franche, elle est cash et c'est bien souvent douloureux. Mais elle sait de quoi elle parle.
Alors ce matin où je me sens juste vidée, apaisée aussi, où ma fille est partie pour sa première journée de stage et ne rentre que ce soir, je vais essayer de prendre soin de moi, de me reposer, de me ressourcer.
Une question demeure : que vais je faire avec ces souvenirs, ces sentiments retrouvés ???
Tout d'abord envoyer un mail à ma thérapeute mais je sais d'avance qu'elle dira : "on en parlera la prochaine fois, je pense à toi"...........
02 février 2010

Lever de soleil hier matin de mon bureau ...
Magnifique lumière de fin d'après midi, toujours de mon bureau....
Se lever de bonne heure, de très bonne heure pour essayer de chasser la mauvaise humeur que la nuit a installé..........
Nuit hachée une fois de plus, coupée par les uns et les autres.
Un mari qui se couche toujours à son rythme, 2h 2h30 et peu importe qu'on vive en décalé et que j'ai un mal fou à me rendormir à chaque fois.
Réveillée aussi par les allers-venues de petit chat que j'ai sans doute mal habitué.
Réveillée trop tôt par le souci de savoir comment je vais nourrir ma tribu cette semaine. Plus d'argent jusqu'à la semaine prochaine, placards et frigo vides. Il faut recourir à des tonnes d'imagination pour réussir à faire des repas avec les fonds de placards, les fonds de congélo.
Ce serait un bon ouvrage ça : "la cuisine des fonds de placards" (ça existe déjà non ??) ou "la cuisine des fins de mois difficiles".
Essayer aussi de faire passer ce mal au ventre persistant depuis plusieurs jours et dont la cause ne m'est apparue que ce matin (ou en fin de nuit plutôt) au réveil : les vitamines que je me suis achetée la semaine dernière, concentré de ginseng-gingembre-guarana, trop fortes pour moi qui ont l'air de m'irriter le ventre !!
Et puis attendre derrière mon bureau que le jour se lève, que le soleil apparaisse présent sur la région depuis quelques jours, regarder ce paysage dont je ne me lasse pas.
Et préparer à manger aussi car ce matin ce sera sortie-psy et la tribu doit avoir à manger à mon retour........
Faire à manger avec un munster acheté il y a une semaine que personne ne mange, des pommes de terre, trouver sans cesse des recettes avec peu de choses pour varier les menus.
Mais avant tout, chasser cet énervement, cette mauvaise humeur du réveil avant que les autres ne se lèvent...............
28 janvier 2010
Pfff
Il est de ces périodes ou rien ne vous laisse de répit, où vous vous sentez perpétuellement dépassée.
C 'est ce qui arrive en ce moment pour moi, beaucoup de décisions prises et de questions en suspens.
La plupart de ces décisions concernent ma fille, on dirait que tout en
ce moment tourne autour d'elle. Il est vrai aussi que sans doute en
étant fille unique elle est une priorité absolue pour nous et qu'elle
même est devenue avec le temps un peu égocentrique (ce qui ne veut pas
dire égoïste je précise).
Tout d'abord il faut savoir que si certains ados prennent tout par
dessus le jambe, ce n'est pas le cas de la mienne qui prend tout trop
au sérieux.
L'éducation nationale met aussi le paquet pour mettre la pression sur
ces ados concernant tout d'abord le fameux Brevet des Collèges (dont je
me fous royalement mais visiblement je suis bien la seule) et
concernant l'orientation de ces même pas jeunes adultes !!!
Il y a donc le brevet blanc la semaine prochaine qui angoisse ma fille
de manière excessive à mon gout. Ça a donc été l'occasion de lui
trouver un petit prof particulier en maths, un ado de 16 ans super
organisé et super motivé. Il faut donc arriver à calmer ma fille, à la
destresser en lui expliquant qu'elle ne joue pas sa vie sur un brevet
des collèges !! D'autant qu'elle bosse ce qu'il faut mais sans plus
(c'est pas une acharnée des devoirs non plus), elle se met juste une
pression d'examen d'enfer.
La semaine prochaine sera donc divisée en deux parties : lundi et mardi
brevet blanc et mercredi, jeudi et vendredi stage dans l'entreprise où
travaille notre meilleur ami (avec qui je suis d'ailleurs en froid
depuis quelques jours pour arranger mon angoisse à moi !!).
Ensuite il y a le problème de l'orientation et du choix du lycée.
Concernant l'orientation on demande à ces chers petits de 14 ans de
déterminer de leur choix de vie d'adulte à travers donc les études mais
aussi les priorités de vie comme la vie de famille, la vie
professionnelle ou les loisirs !!! C'est dément !!!
Pour le lycée nous pensions que c'était une bonne idée de la faire
aller en ville, dans le gros lycée regroupant la banlieue nord
(l'usine) mais plus j'y réfléchis et plus je n'aime pas cette idée pour
plusieurs raisons. Tout d'abord elle stresse énormément à l'idée de se
retrouver dans ce gros lycée où elle retrouvera toutes les connes des
années passées et où le niveau d'étude est assez quelconque il faut
bien le dire.
Il y a l'option d'un lycée à la campagne, plus protégé pour elle, plus
petit, dont le taux de résultats au bac est nettement supérieur à celui
de l'usine citée précédemment et qui est en plus à une dizaine de
kilomètres de chez moi. C'est sur celui ci que c'est porté notre choix
après maintes et maintes discussions.
Je pensais à tort, que l'envoyer en ville la dégourdirait mais c'est
quelque chose qui la fait trop stresser et j'avoue moi que la mentalité
de ce genre de lycée me déplait au plus haut point.
Il faut donc que je voie la prof principale de ma fille ou la femme qui
s'occupe de l'orientation scolaire et comme vous le savez aller voir
les profs au collège n'est pas mon activité favorite !!!!
Au programme de ce week end donc : visite à un forum des métiers pfff !!!!
Décisions concernant aussi la santé de ma fille car en ce moment ses
humeurs sont fluctuantes, ses coups de cafard assez importants et
pardon pour les détails mais ces cycles mensuels très irréguliers.
J'ai donc eu l'idée de parler à elle et au médecin de la possiblité de
prendre la pilule pour réguler tout ça et à présent c'est la batterie
de prise de sang et d'examens qu'il va falloir affronter.
Ma petite fille va prendre la pilule..............
Je dois voir ça comme un moyen de réguler ses cycles et pas comme un
moyen de contraception à court terme, puisqu'elle n'a pas encore eu
d'amoureux (ça viendra je sais) !!!
Rajouter à ça un de mes chats qui a pris une dérouillée et qui a mal à
la patte (faut-il aller chez le véto ?), les techniciens de France
Télécom qui défilent chez moi pour trouver le problème à notre
connection et vous aurez mon humeur du moment !!
Heuresement dans tout ce fouillis il y a mes futures retrouvailles avec
mes copines d'école et d'autres contacts pris avec des amies d'enfance
perdues de vue que j'espère revoir très vite !!!
26 janvier 2010
Nostalgie
Vous connaissez je crois mon penchant à la nostalgie, à la rêverie, mon attachement au passé, aux amitiés d'antan.........
Cela fait des années que je cherche à joindre celle qui fut mon amie de collège dans une école privée assez stricte mais au combien attachante.
Nous étions les deux rebelles, mais pas rebelles au sens "racaille" du terme, non les rebelles au sens esprits libres, toujours à raisonner, à réfléchir, à vouloir refaire le monde. Nous étions des écorchées vives, des amazones.
Il y a quelques années j'ai revu la soeur qui s'occupait de nous à cette époque là, elle souriait en se rappelant de nous, nous étions les indisciplinées attachantes......
J'ai eu des nouvelles de cette amie lorsqu'elle s'est mariée avec un écrivain connue qui avait été son prof à la Sorbonne.
Et puis, plus rien si ce n'est quelques reportages sur son histoire d'amour hors norme.
Je me suis inscrite sur des sites d'anciens élèves, sur Facebook même pour la retrouver mais sans succès.
Je ne trouvais toujours que son écrivain de mari.
Elle n'était devenue que "la femme de".
Pourtant j'ai réussi ces jours ci à trouver leur adresse, dans un département proche du mien et je viens de lui faire une longue lettre que je posterais dès aujourd'hui.
Tant de souvenirs me sont revenus en mémoire.
Dans le même temps j'ai retrouvé sur Facebook, une autre copine de ces années là, totalement différente mais aussi indisciplinée et libre que nous l'étions.
Elle m'a contactée en me donnant son numéro de téléphone avec visiblement un grand plaisir à avoir de mes nouvelles.
Ces années là ne sont pourtant pas les meilleures de ma vie, je n'ai jamais aimé l'école, la discipline, me sentant sans cesse plus mûre que les autres, pas à ma place.
J'étais crainte et en même temps aimée des profs, esprit libre, aimant la discussion, la controverse et la rhétorique. Solitaire aussi, ne rentrant dans aucune bande, libre avant tout une fois de plus.
Que reste-t-il de moi auprès de ces rares amies de l'époque ??
Certaines (dont je ne me souviens même pas) m'ont contactée et se rappelle de moi comme d'une jeune fille voulant devenir écrivain ou actrice.........
Ai-je tant changé ??
Que sont mes rêves devenus ???
Pour finir j'ai eu de mauvaises nouvelles de mon amie handicapée, amie que j'ai depuis le lycée, amie qui n'a rien avoir avoir avec ses années collèges, totalement différente, venant elle d'un autre milieu.
Sa santé est une fois de plus préoccupante, elle est sous morphine, un peu shootée, des problèmes de santé se déclarent mais le pire est un abcès au sein pas très beau qui mérite des examens d'urgence dès demain.
Bonnes et mauvaises nouvelles se mélangent aujourd'hui, toutes venant de mon passé même si cette amie ci est la seule à faire partie du présent.........
25 janvier 2010
Nouvelle semaine, lundi matin..........
Pas le moral, pas d'énergie, envie de rien.
C'est quand le printemps ???
La météo annonce encore une semaine de froid et de pluie, pas envie........
Trouver en soi un peu d'entrain, un peu d'envie, un peu de folie aussi.
Re-faire des photos de moi........retrouver cette envie là aussi.
24 janvier 2010
Bon dimanche
Et encore une semaine de passée, que je n'ai pas vu s'écouler d'ailleurs.
Samedi un peu difficile avec le début de rangement du garage et bien sur nettoyage du bazar laissé par les ouvriers, coup de blues qui s'est terminé en pleurs..........
Trop de poussière qui s'insinuait par le nez, la gorge, quintes de toux et puis des objets auxquels je tenais comme la grosse boule disco acheté pour la première boum de ma fille à moitié détruite, les meubles de poupées en bois sculptés de mon enfance cassés eux aussi. Je me plaindrais mais je sais d'avance que ça n'avancera à rien....
Enfin ce sera l'occasion de mieux rangé, pour les garçons (mon mari et mon meilleur ami) de refaire leur coin bricolage amélioré, mais bon ce fut vraiment dur et il en reste encore pas mal à faire !!!
Couchée à 21h30, trop fatiguée, trop démoralisée, essayer de récupérer un peu.
Aujourd'hui, repas de famille avec une grosse choucroute qui cuit depuis hier dans le four et embaume la maison puis des tiramisu aux framboises confectionnés ce matin de bonne heure.
Et puis cet après midi un jeune homme de 16 ans viendra donner des cours de maths à ma fille, comment est-il ?? Ça c'est la question du moment lol !!! Je l'ai contacté par le biais de sa maman, commerçante à côté du collège.
Voilà pour le week end déjà bien entamé et très occupé !!
Bon dimanche à tous.
22 janvier 2010
J'ai encore passé une drôle de nuit.
Hier soir j'ai regardé "Envoyé spécial" consacré à Haïti et même si j'ai eu beaucoup de mal à supporter (ben oui je suis très sensible) j'ai regardé l'émission jusqu'au bout en me sentant totalement impuissante et je n'aime pas ça.
Ceux qui me connaissent un peu savent que j'ai besoin de maitriser les choses, d'agir, de me sentir utile et là depuis dix jours je regarde ces images de fin du monde en essayant de comprendre.
Difficile pour nous qui avons tout et nous plaignons pour un rien, chose que je ne critique pas nous sommes comme ça, nous sommes des enfants gâtés et l'on ne peut pas se mettre à la place de gens comme les Haïtiens qui ont une toute autre vie depuis toujours.
Pourtant en regardant ces gens vivre dans la rue, blessés, affamés, seuls, abandonnés de tous malgré l'aide internationale qui arrive petit à petit, en regardant ces hôpitaux débordés, ces uniques médecins responsables de centaines de blessés (que j'ai trouvé si silencieux, peu habituée à voir ça en Occident) et surtout ces orphelinats regorgeant d'enfants dormant dans la rue et déjà si traumatisés je n'arrivais plus à retourner à ma vie tranquille.
Je me suis sentie "décalée", mal à l'aise, si impuissante encore une fois.
J'aurai tant aimé avoir des solutions, je me suis si vite imaginée ouvrir ma maison à ces enfants là, je me suis surprise à rêver d'adoption, à rêver à l'amour immense que j'ai a donné et à ces petits qui n'ont plus rien.
Pourtant je sais que les procédures d'adoption sont terriblement longues et compliquées, que je ne me sens plus l'âge, que j'aurai sans doute pû y songer plus jeune, alors je sais que je ne ferai rien mais j'ai trouvé si injuste qu'il y ai dans le monde des parents comme nous qui ont tant à donner et des enfants qui ont tant à recevoir...........Je sais que tout ce que je dis ici est cliché, tant pis.
Je suis montée me coucher mal à l'aise, impressionnée par ces images de gens coincés dans les gravas, par ces maisons effondrées, par ces sauveteurs essayant de trouver des vivants, par l'idée de ces milliers de corps morts sous les gravas.
Et ma nuit fut un vrai cauchemar, une succession de rêves étranges, d'impression de fin du monde.
Pourtant j'étais au chaud dans un vrai lit, dans une vraie maison, avec la garantie d'avoir tout ce qu'il me faut au réveil pour manger, pour me laver, pour vivre quoi..........









